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CANAL DE L'ILLE ET RANCE

(De Renne au barrage de La Rance)

 

Pour rejoindre le canal de l'Ille et Rance, nous empruntons La Vilaine en direction de Rennes, pour ce faire nous laissons derrière nous le quai Duguay-Trouin de Redon
 
 
Pour passer sous les ponts, jusqu'à l'entrée de Rennes, pas de problème de tirant d'air, trois mètres quarante-cinq passent aisément
       
 
 
Il se raconte que le pont en fer, de Port-de-Roche, aurait été fabriqué pour l'Exposition Universelle de Paris (1867). A la fin de cette exposition, il fut démonté puis transporté ici, au dessus de La Vilaine. On remarque sur les deux piliers les sceaux de Napoléon et d'Eugénie
     
 

 

Le viaduc de Corbinières est impressionnant, il permet le passage des trains

 

Parfois, au détour d'un méandre, on découvre, sur la rive, une chapelle
 
 
Nous arrivons à la première écluse, après environ quarante kilomètres. Simonszand se frotte les yeux... sa vue baisse, lui qui est toujours passé dans des écluses de 5,20 mètres de large, il doit viser pour pénétrer dans les écluses bretonnes, au gabarit de 4,70 mètres
Cette maison transpire l'art de vivre breton : La pierre de taille, le toit pentu en ardoise, la façade tournée vers le sud sans oublier les hortensias bleus
 
 
Petite pose méridienne à l'ancien port de Guipry où jusqu'au XVIIème siècle les bateaux venaient de la mer pour décharger le vin et le sel. Au milieu de La Vilaine, l'ancienne minoterie abrite un restaurant
L'écluse de Guipry (12) voit passer beaucoup de bateaux. Il faut dire que la base Le Boat, avec à sa tête, Loïc, est située juste au dessus. Trois marques de crues ornent la maison : La plus haute, janvier 2001, celle du milieu, janvier 1995 et celle du bas, décembre 1999
 
 
A l'écluse de Macaire (11), l'imposant moulin se reflète dans la Vilaine. S'il a perdu sa roue, il s'est spécialisé dans la fabrication d'alimentation animal
La halte de Pléchâtel, contrairement à ce qui est indiqué sur les guides, ne propose ni eau, ni électricité. En pleine nature c'est une merveille ! De nombreux chemins de randonnées vous feront découvrir des points de vues inoubliables
 
   
De nombreuses écluses sont mitoyennes d'un moulin, comme ici, à La Molière (10). Une particularité, pour y accéder un pont-tournant est jeté au dessus de l'écluse, il s'ouvre pour laisser passer les bateaux
Le long de ce fleuve, qui serpente pendant 225 kilomètres depuis sa source située en Mayenne, nous sommes surpris de découvrir des traces du Crétacé
 
 
Le château de Mont-Rive est implanté sur un promontoire dominant la Vilaine. Construit au début du XIXe siècle par Félix Vatar, juge auprès du tribunal civil de Rennes, cet édifice est une propriété privée, qui ne se visite pas

 

Pour passer une ou plusieurs nuits, que demander de plus, au lieu-dit La Courbe, situé juste au-dessus de l'écluse de Gai Lieu (9) où Maryannick officie. Pour vos provisions, vous atteindrez Bourg-des-Comptes par une petite rue en pente, sur environ huit cents mètres

 

 
 
Depuis la halte de La Courbe, un sentier suit le méandre de la Vilaine et vous conduit au château de Boschet. Ce château est une demeure privée, construite dans la seconde moitié du XVIIème siècle. Durant la saison de navigation, il peut se visiter suivant certains horaires ! Comme beaucoup de lieux, à vos tablettes ou smartphones, pour en savoir plus. Vous ne repartirez pas les mains vides après vous êtres rendu à La Ferme du Boschet
En quittant la halte, nous partons sur notre erre pour éviter de faire trop de bruit, une messe est célébrée à la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, donnant sur la Vilaine
 
 

A l'écluse de Bouëxière (8) le propriétaire redonne splendeur, au moulin. Sur la façade amont vous remarquerez, un rapace (détail sur la photo, en haut à droite)

Toujours à l'écluse de Bouëxière (8) vous remarquerez un détail des ponts tournants qui jalonneront votre parcours, donnant accès parfois à l’île
 
 
A l'écluse de Boël (7) nous voyons le moulin du Boël qui revêt une forme d’étrave de navire fendant le courant avec de solides contreforts. Construit en 1652, il possédait à l’origine deux roues à aubes, aujourd’hui disparues
Depuis la halte de Pont-Réan, située en aval, vous pourrez admirer le pont construit en schiste en 1757 comportant neuf arches, dont celle marinière agrandie pour laisser passer les bateaux
 
 
Écluse de Mons (5), juste en amont, une halte vous accueille au calme, de là vous pourrez atteindre Bruz
Écluse de Cicé (4), le pont n'est pas tournant mais basculant, ici aussi l'éclusier l'ouvrira pour vous laisser passer
 
 
En aval de l'écluse d'Apigné (3), dans le bras de la Vilaine, une aire de carénage pourra tirer votre embarcation à terre
Après vous être glissé sous la passerelle du stade rennais (3.10 mètres), vous atteignez Rennes. Rennes ne s'est pas encore tourné vers son fleuve donc aucun amarrage en centre ville
 
 
Par l'écluse du Mail (1) et après avoir replié le taud, (T.A. 3.30 mètres) on pénètre sur le canal de l'Ille et Rance.
La particularité de cette écluse est de posséder une porte amont tournante. Attendre le feu vert, pour la franchir au risque de la heurter sous l'eau
 
 
Depuis la halte en amont de l'écluse de Saint Grégoire, vous pourrez admirer deux moulins. Le premier, à deux pas, du nom de cette écluse,
l'autre situé en amont à l'écluse La Charbonière (4). Au Moulin de La Charbonière, on moud toujours de la farine de sarrasin et vous pouvez même vous en procurer
 
 
Au quai de Betton, d'un côté la campagne, de l'autre une grande place où se tient le marché le dimanche matin
L’ascension vers le bief de partage se poursuit. De chaque côté du canal, une piste cyclable, on peut choisir le côté soleil ou l'ombre
 
 
L'écluse Les Brosses (7) comme toutes les écluses sont manuelles, un éclusier ou une éclusière sont présentes. Tous ou presque, vous accueilleront avec le sourire. Vous remarquerez que toutes les écluses du Canal de l'Ille et Rance sont en bois
A la halte de Saint Germain-sur-Ille, en amont de l'écluse (11), un tas de bois nous interpelle. Renseignements pris, c'est ici que toutes les portes du canal sont fabriquées
 
     
 
     
 
Nous aurons l'occasion de visiter l'atelier. Ces menuisiers hautement spécialisés prendront le temps ne nous dévoiler chaque détail de la fabrication, comme ici, cette baguette qui en gonflant fera l’étanchéité
A vos crayons et votre guide, au PK 27.5, un nouveau pont enjambe le canal, mais ici pas de problème de tirant d'air
 
 
D'autres, par contre, sont vraiment très bas, 2.90 mètres au point le plus haut et 2.50 mètres de chaque côté. Cela se passe comme cela : Passage d'un pont
Comme en amont de l'écluse de Langager (17), de nombreuses haltes vous accueillent gratuitement avec eau et électricité mais limitées de 48 à 72 heures. Hélas trop de bateaux "ventouses" squattent
 

 
L'écluse de Villemorin (20) nous ouvre le bief de partage. La plus fleurie et décorée de ce canal, il faut même y déposer ses chaussures pour y accéder
Sur le bief de partage, au PK 36, une halte est aménagée. De là, vous pourrez faire le tour des bassins stockant l'eau (bassin de Ville Morin)...
 
 

Ou vous promener le long de la rigole du Boulet, dans un paysage particulier, intimiste et ombragé. Il vous faudra prendre vos vélos pour parcourir les 17 500 mètres, afin de rejoindre l'étang du Boulet, le plus grand plan d'eau navigable d'Ille-et-Vilaine (150 hectares). Il abrite une flore et une faune aujourd'hui rares et protégées que vous pourrez découvrir grâce au sentier d'interprétation créé aux abords de l'étang. (Un clic sur la photo pour connaitre son histoire)

Il est temps d'envoyer Drone en repérage. Les onze écluses de Hédé, nous attendent
 
 
Nous en avons franchi huit, il est largement temps de faire une pose dans le bassin de La Magdeleine

Dans la maison éclusière de La Magdeleine se tient une exposition retraçant l'histoire du canal. Sur le site majestueux des onze écluses des œuvres d'art sont disséminées sur le halage. Je vous y emmène en un clic ?

 
 
Le bourg pittoresque d'Hédé permettra de découvrir, dominé par les ruines du château, de vieilles maisons le long de ruelles très fleuries, sans se soucier de l'heure
La question qui revient trop souvent pour tous les canaux de France : "Et n'y-a-t'il pas trop d'algues ou d'herbes ?". Comme partout, il y en a mais en dehors du chenal de navigation et pour le reste, les services s'en chargent comme ici avec une belle faucardeuse
 
 
Nous prenons congé de nos amis Catherine et Guillaume, qui gèrent L’Ille Flottante, une adresse à retenir. Pour finir notre descente de l'échelle d'écluses, il n'en reste plus que trois
L'écluse de Tinténiac s'ouvre et Simonszand vient s'amarrer à quai où les places sont comptées. Surprise, nous retrouvons l'équipage du Body and Soul. Un super-marché n'est pas très loin, le marché bat son plein, le mercredi matin, place André Ferré
 
     
 
     
Ne quittez pas ce bourg sans vous être rendu au Musée de l'outil et des métiers. Il retrace au travers d'outils et machines le travail des artisans ruraux. Divers ateliers sont présentés, reconstituant l’ambiance de l’époque, les machines utilisées et les pièces réalisées à différents stades de leur fabrication. Dominique, un passionné, vous expliquera tout dans les moindre détails. Le journal Sud-Ouest en parle.
 
 
Depuis la halte de Saint Domineuc (cinq kilomètres), une visite du château de la Bourbansais est programmé, le guide fluvial le recommande. Hélas, pas moyen de dissocier la visite de l'intérieur du château, du zoo, du spectacle et de aire de jeux. De plus, c'est sur rendez-vous. L’exercice et la vue extérieure combleront la journée.
     
 
 
Trévérien, un quai fournit l'eau et l’électricité mais occupés en totalité par des bateaux squatteurs. Dommage, pas moyen de s'arrêter pour un réapprovisionnement. Les commerces peuvent leur dire merci !
A l'écluse Les Islots (41), l'éclusier est sympathique, bavard et artiste. Il nous apprendra qu'en Bretagne, contrairement au réseau V.N.F. (Voies Navigable de France) les canoës sont autorisés à franchir les écluses
 
 
Le clocher d'Évran nous invite pour faire une halte, avec toutes les commodités et les commerces de bouche et de quincaillerie comme on les aime
 
L'écluse d' Évran n'a pratiquement pas changé. Le quai est bordé, maintenant, par une aire de détente et des sanitaires. C'est une halte forte agréable. Un panneau sur l'écluse, nous rappelle qu'avant "le réchauffement climatique" il y avait des épisodes de sécheresse... même en Bretagne
 
C'est pas merveilleux, la navigation sur le canal de l’Île et Rance ? Un café pour terminer la soirée, que demander de plus...
     
 
     
 
Dans son livre "Moulins de Bretagne", Maurice Chassain en recense plus de cinq mille. Que se soit sur le versant Atlantique ou Manche, c'est toujours un émerveillement de les découvrir
En amont de l'écluse de Boutron (45), nous voyons en rive gauche, un amphithéâtre orné de nombreuses œuvres d'art. Un arrêt programmé en dernière minute, nous prévenons l'éclusier de notre décision
 
 
Un site à visiter... mais pas de ponton pour s'amarrer, nous occuperons le ponton d'attente sur l'autre rive et demanderons l’autorisation de traverser une propriété
     
 
 
Une seule place pour s'amarrer près du vieux pont, il faut être patient, sinon non loin de l'écluse, c'est possible. Une promenade sur le promontoire rocheux vous fera découvrir le château de Léhon, édifié au début du XIIIème siècle par les seigneurs de Dinan. Cette forteresse domine la Rance, l'abbaye et le village
Le village de Léhon, "petite Cité de Caractère de Bretagne", s'impose par son charme et son authenticité. Au détour des petites ruelles pavées et ses façades ouvragées, vous observez les petites portes toutes plus jolies les unes que les autres. Une petite gloriette dite « vide-bouteilles » au bout de ce jardin en bord de Rance, un passage secret pour les moines…
 
 
Et bien sûr sa célèbre abbaye Saint Grégoire, où vous pourrez découvrir l’église abbatiale, le cloître, le réfectoire, sans oublier de monter jusqu'à ses combles
Le vieux pont reliant Dinan à Lanvallay vous ouvre les portes du quai de Lanvallay et du port de Dinan disposant de catways avec eau et électricité
 
 
Le port et ses quais sont très animés, sans en être bruyants. Vous y trouverez de nombreux restaurants, à vous de choisir, il y a même un boulanger
Pour monter au cœur de Dinan, deux possibilités : La célèbre rue Jerzual ou le mini-bus "Dinamo" (Ligne 4). Par expérience, faites la montée en bus le retour à pied
 
 
Arrivé en centre-ville, tombez sous le charme du centre historique avec ses vieilles rues pavées bordées de maisons remarquables, ses places ornées de statues, comme celle de Bertrand du Guesclin, ses restaurants, ses boutiques et ses magasins
Ne manquez pas de découvrir le château de Dinan résidence, érigée à la fin du XIVème siècle par le duc de Bretagne Jean IV et la tour de Coëtquen, bel ouvrage défensif de la fin du XVème siècle. Le circuit de la visite vous mènera jusqu'aux impressionnantes cuisines

 

 
 
La Tour de l'Horloge domine les vieilles maisons à colombage et offre un magnifique point de vue sur l'ensemble de la ville. Prenez la peine de visiter également la belle basilique Saint Sauveur légèrement plus bas que le vieux quartier
Optez pour une jolie ballade à faire sur les remparts où l'on découvre un magnifique panorama sur la Rance et son port

 

 
 
La nuit tombe sur le port, le viaduc s'illumine d'une belle lumière bleue se reflétant dans l'eau. Que diriez vous de déguster une galette de blé noir ?

 

Il est possible d'aller visiter Dinard, situé à une vingtaine de kilomètres, en empruntant la ligne "Illenoo - Numéro 7"

"Les Roches Brunes" cette villa est la véritable vitrine de Dinar. Elle symbolise à elle seule toute l'histoire de la naissance du Dinard balnéaire au milieu du XIXème siècle. Pour lire la suite, un clic sur l'affiche.

 

 

 

 
De la cale Corsaire de Dinard, vous pouvez relier Saint Malo en bateau, en dix minutes, avec le bus de mer...
... avec une vue superbe depuis la mer sur les villas classées de Dinard et les remparts de Saint-Malo
 
 
Après toutes ces escapades, il est temps de continuer le voyage. Entre Dinan et l'écluse du Châtelier, le chenal est bien balisé. Tout le monde se souvient de : Bacyrouge, Tricovert
     
 
     
 
Au PK 83, un long quai, en rive gauche, nous invite à venir visiter le village de Taden. Le manoir de la Grande Cour abrite une exposition. En flânant à la découvert de œuvres de différents artistes, on chemine de la grande salle au grenier. Avoir le privilège de monter sur la terrasse de la tour, un bonheur qui se partage

L'écluse du Châtelier (V.H.F 14) nous ouvre ses portes pour nous donner accès à la Rance Maritime. Pour organiser son voyage, consultez les heures d'ouverture et de marées

 

 
 
La marée est descendante, donc le courant va nous entrainer vers l'aval, idéal pour ne pas user du gas-oil en refoulant. Ici, les perches latérales, bâbord et tribord tracent notre voie
En amont du viaduc de Lessard, les cabanes à carrelet nous rappellent ceux de Garonne. Il va falloir attendre la marée haute pour pêcher
 
 

Le moulin à marée du Prat, construit au XVème siècle utilisait l'énergie de la marée au fond de la ria de la Rance. Il cesse son activité dans les années 1920, entièrement restauré, les meules tournent à nouveau comme autrefois

On contourne la forteresse de Péhou et ses tours, posée sur son promontoire au-dessus de la Rance. Notre vitesse augmente dûe au courant plus rapide dans cette section étroite

 
 

Que choisir de mieux, pour passer la nuit sur la Rance maritime. Liliane et ses adjoints, réservent le meilleur accueil aux plaisanciers, dans un esprit de convivialité au port de Plouër (V.H.F. 9) . Un feu commande l'entrée. Il est même possible de commander du pain, comme dans certains ports...

     
 

Le moulin de Plouër a perdu sa vocation première, il abrite désormais plusieurs appartements qui bénéficient d'un environnement exclusif. La digue, qui servait à la retenue des eaux pour le faire tourner, est devenue le port de plaisance, seul bassin à flot de la Rance maritime

     
 

Le vent a forci. A la sortie du port, Simonszand joue les Saint Bernard. Après trois chavirements, ce voilier est plein d'eau et le marin à bout de souffle, à force de remonter dans son navire

Simonszand continue sa descente avec la marée et passe sous les ponts de Saint Hubert et Chateaubriand. Dans ce passage étroit, notre vitesse augmente

 
 

Nous laissons le port de Saint Suliac en rive droite. Il accueille les bateaux sur corps mort

Devant le chantier de Landriais ( Minihic-sur-Rance), je retrouve une vieille connaissance, "Le Spray of Saint-Briac", bateau du coureur au large Guy Bernardin. Il devrait rentrer prochainement dans la cale sèche, un ouvrage en bois de forme ovale, d'une longueur de 45 mètres, construite en 1908 par le constructeur François Lemarchand pour les besoins du chantier naval

 
 

Je passe assez loin de la tourelle des zèbres et me remémore tous les conseils de la navigation en Rance, que j'ai potassés

Le barrage de La Rance nous barre l'horizon. A l'aide de nos jumelles, nous voyons les deux cônes hissés, pointes vers le bas, confirmant le courant de La Rance à la mer

 
 

Je renoncerai à franchir l'écluse en direction du port Vauban de Saint Malo, pour deux raisons : La dépression Wolgang est annoncé, apportant des conditions menaçantes dont une forte houle et le prix de la nuitée, cinquante six euros cinquante. J'attendrai sagement sur un corps mort la renverse, pour faire demi-tour

Le vent commence à souffler, les planches à voile sont de sortie. Le retour vers Redon sera comme l'aller merveilleux. N'hésitez pas à me contacter si besoin

 
     
Juillet / Aout 2019
   
 
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